Rock’n 16ème ?

Toujours aussi « jetlagué », P. a du mal à faire suivre l’actu qui l’intéresse. Retour sur un article parut dans le Ouest France du 21 novembre dernier…
Le journaliste Julien Marchand s’interroge : Le rock est-il devenu une musique de bourgeois ?

Chiffres à l’appui, 35% des moins de 30 ans issus de milieux favorisés font du rock, contre 11% des personnes issues du milieu ouvrier. Le rock est devenu une véritable industrie et un marché plus que rentable aujourd’hui. Il faut dire qu’il y a encore quelques années, le rock’n roll n’était pas en grande forme, mais au début des années 2000 les Strokes font un tabac (plutôt des Vogues que de bonnes vieilles roulées d’ailleurs). Ils apportent à ce style musical un côté très bourgeois dandy. Les rockers troqueraient-ils leurs Doc Marteen’s contre des mocassins ?

Tout au  long de l’article, le parallèle est fait avec le punk, en effet, l’image du rock contestataire et révolutionnaire ne serait plus et n’aurait jamais été (selon un spécialiste en musicologie). L’engagement et l’anarchie sont donc pour les têtes crêtées, pas pour les têtes méchées ! Attention, le rock est loin d’être conventionnel (exit les groupes de rock chrétien), mais devient de plus en plus intellectuel… À quand BHL feat BB brunes ?

C’est article, c’est aussi l’occasion de prendre la température auprès des artistes. Au menu : un ancien guitariste, un groupe de métal, des bébés rockers, un rappeur et une chanteuse R’n B. Tous styles confondus, ils sont du même avis : le rock n’est pas révolutionnaire. Mais le rock est une grande source d’inspiration et un a toujours été populaire. Pas populaire dans le sens social, mais dans le fait qu’il a toujours touché tous les milieux.

Alors rassurons-nous, les Converses trouées seront toujours de la partie, elles devront juste cohabiter avec des mocassins Tods et des escarpins Jimmy Choo… Attention aux coulées de bières, ça serait dommage de flinguer une paire à 5000 !


À propos de cette entrée