La claque du papier glacé pour homme

fesséeC’est officiel, le marché de la presse masculine se casse la gueule, en témoigne un article dans les Echos du 20 novembre dernier. P. mène l’enquête ! Qu’arrive-t-il a la gente masculine ? Serait-il devenu trop fastidieux de s’arrêter au kiosque à journaux ? La toile est sûrement passée par là, emportant avec elle l’habitude du papier glacé.

Good bye FHM ! Le dernier numéro du mensuel masculin est arrivé en kiosque le 19 novembre dernier, accusant une perte de 2 millions d’euros par an depuis 3 ans, ce malgré un repositionnement. Les professionnels des médias s’inquiètent sans être surpris, depuis plusieurs années déjà la presse est en crise et le secteur des magazines masculins décline de jour en jour. En effet, Maximal disparaissait des kiosques en septembre dernier, le société éditrice du magazine Entrevue (SCPE) a été placé en redressement judiciaire avec une période d’observation de 6 mois. Mais le phénomène n’est pas nouveau, qui se souvient de Max (et sa Miss Trick), M Magazine ou Men’s Health ? Oui, hormis un vague souvenir des années adolescentes pour vous messieurs, cela fait bien longtemps que vous ne les avez pas vus chez votre marchand de journaux.

La faute à qui ?La faute à pas de chance ?
Et non, première erreur, tous les éditeurs ont voulu surfer sur la vague du magazine masculin en même temps. Résultat des courses, à la fin de l’année 1999 on s’y perd, trop de M(en) dans les rayons, certains titres s’essouffles trop vites, certains magazines masculins naissent, vivent, souffrent et meurent en un temps record. Une offre trop important par rapport à la demande donc, mais pas que. La crise est passée par là aussi. Restrictions budgétaires oblige, les budgets alloués à la publicités sont de plus en plus maigres. Les magazines coûtent donc de plus en plus cher à éditer. Le Web et sa démocratisation n’ont pas arrangé les choses ces dernières années. Maintenant qu’on trouve presque les mêmes contenus sur la toile, pourquoi aller payer en kiosque, pas fous ces messieurs. Enfin, certains magazines se portent bien, tels que GQ ou L’optimum, le secret : ce sont des féminins pour homme. La recette est simple : mode, news, pratique et tendance. Pour survivre, les M« en »gazines devront donc assumer leur part de féminité !

La presse « homo-métro-européo-sexuel » n’est pas en grande forme non plus, en témoigne les arrêts de parution de : Zéro en novembre dernier, cousin espagnol de Têtu. Mais aussi le Washington Blade, qui après 40 ans, tire sa révérence. A contrario, le Web n’a guère besoin de vitamine. Spank, très accès queer culturel, commence à se faire un nom sur la toile au sein de la « communauté LGTB ».

Entre crise de la presse et presse de la crise, les grands groupes de presse vont devoir s’adapter et proposer de nouveaux produits. La recette magique : un titre communautaire, utilisant les NTIC et proposant des contenus précis…Entrons dans l’ère du papier 2.0 !


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